Carnet de route

Week end des 10 et 11 septembre 2016 avec le CAS de la Chaux-de-Fonds

Le 10/09/2016 par Joelle

Week end  des 10 et 11 septembre 2016 avec le CAS de la Chaux-de-Fonds

 

Nous sommes neuf, dont notre président Francis et notre benjamine Guillemette,  à nous retrouver sur le parking  de Val Parc à 6h 45 pour rejoindre nos confrères de La Chaux de Fonds pour ce week –-end devenu traditionnel : direction le Val de Travers pour deux beaux jours, car la météo est de la partie…

Nous sommes attendus à 10h précises (heure suisse !) pour découvrir les mines d’asphalte de la Presta : oui vous avez bien lu, de l’asphalte ! Nous sommes tous totalement ignorants de la façon dont cela peut se présenter. Il s’agit d’asphalte naturel qui, ici, a imprégné la roche calcaire et était extrait sous forme de minerai.  Après avoir chauffé ce minerai, on en retire un bitume utilisé depuis l’antiquité jusqu’à nos jours pour l’étanchéité, entre autre, et qui est à l’origine de l’asphaltage de nos routes. La mine a été exploitée jusqu’en 1986 et les galeries courent sur plusieurs kilomètres avec le filon nettement visible sous la dalle calcaire.

Après cette visite instructive, il faut bien se sustenter et  c’est l’occasion de déguster, au café de la Mine, un jambon à l’asphalte… Le jambon, après moult emballages étanches en papier sulfurisé, papier journal, est mis à mijoter pendant quatre heures dans un bain d’asphalte à 160°C.  Bon repas, dans une ambiance fort conviviale.

Ce n’est pas le tout de manger, encore faut-il marcher, on est là pour ça, tout de même !

Nos guides Jean-Denis et Claudine nous emmènent à Môtiers (altitude 737 m), où nous laissons nos véhicules.

Nous voilà partis pour la cabane des Illars (1440 m), sous le Chasseron, via les gorges de la Poëta Raise (« la mauvaise combe ») : combe étroite, avec de nombreux escaliers et passerelles nécessaires s’il y a de l’eau, mais là elle fait un peu défaut. On apprécie le calme et la verdure. Jean-Jacques Rousseau, qui a séjourné à Môtiers entre 1762 et 1765, a botanisé dans ces gorges.

A la sortie des gorges, on essaie, mais en vain, de trouver un arbre remarquable marqué sur la carte ; à défaut d’arbre, on tombe  sur de drôles de vaches à larges bandes noires et blanche, non ce ne sont ni des zèbres ni des pandas, mais des galloway-ceinturées, d’origine écossaise. Il y en a même en Alsace.

On chemine ensuite dans de beaux alpages pour rejoindre la cabane où nous attend le gardien Alain. Belle cabane et emplacement remarquable : on domine nettement le lac de Neuchâtel, à la verticale d’Yverdon et on aperçoit le Léman. Hélas l’Oberland et le massif du Mont-Blanc sont noyés dans les nuages et on ne les verra pas de tout le week-end. Et il est déjà l’heure de rejoindre l’auberge de la Grandsonne(az)-dessus où les plus affamés  dégustent une fondue suisse et se lâchent sur des desserts à l’absinthe (spécialité du Val de Travers) ou à la crème. La petite marche à pied nocturne pour rentrer à la cabane compense un peu les excès. La nuit est bonne pour tous, les boules Quies permettant d’ignorer en partie les ronfleurs.

Le lendemain, réveil avec le soleil, un  bon petit déjeuner et en route pour le Chasseron (1606 m) : les alpages sont aisés à monter pour presque tous. La vue côté Jura va jusqu’au Mont d’Or par monts et par vaux  mais toujours rien à l’horizon côté Alpes. Cela n’entache pas la bonne humeur du groupe et nous redescendons pour le pique-nique sur la petite Robellaz en passant par le Crêt de la Neige. Le retour sur Buttes (770 m), avec des passages sur petite route, nous permet d’emprunter quelques passages canadiens (j’ai vérifié) ou comme disent nos amis suisses des bovistop et Bernard et Guillemette en profitent pour faire un tour de luge d’été (même si cela est en contradiction avec l’éthique du CAF, mais tant pis !!!)

On décide de ne pas monter au chapeau de Napoléon (950 m) mais tout de même, courageusement, on ignore le train pour rentrer à pied, en suivant l’Areuse, sur Môtiers via Fleurier.

On est bien content de retrouver nos véhicules pour déposer nos sacs et nous aérer les doigts de pieds.

Après le traditionnel pot, on se quitte pour retrouver quelques ralentissements sur l’autoroute, non sans avoir auparavant apprécié les paysages le long du lac de Bienne.

Merci à tous pour ce bon week-end qui avait un goût de vacances (pour ceux qui travaillent encore) et particulièrement à Jean-Denis, Claudine, Alain  nos amis suisses pour leur gentillesse.

Joëlle

Les participants :

Anne-Marie, Bernard, Bernadette, Christine, Francis, Guillemette, Liliane et M-Christine

 







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